Après 2 jours de
route, nous sommes arrivés à Pamukkale.
Les températures s'échelonnent entre 30 et 45°C en milieu de
journée. Nous partons donc à 5h30 du matin en laissant les enfants dormir
et nous roulons jusqu'à leur réveil. Le soleil levant et les lumières basses de l'aurore
nous offrent à chaque fois des images inoubliables.
A Pamukkale, nous
avons découvert les magnifiques cascades pétrifiées de calcaire et
les ruines de Hiérapolis (190 av.J.C.). Mais Pamukkale nous a offert
quelque chose de plus marquant.
A 21h, de retour
vers Topette, nous passons devant chez un barbier à l'air bien
sympathique. Ma barbe d'une semaine réclame un petit coup de rasoir.
Me voilà dans le fauteuil entouré de deux jeunes garçons d'une
quinzaine d'années et d'Ali en maître des lieux.
Le premier prépare la
mousse en faisant tourner le blaireau d'un geste machinal, le second
l'applique et Ali se saisit du coupe-choux. Il me met la peau douce avec méthode et concentration. En
Turquie, on n'aime pas ce qui dépasse, alors après la barbe, on
coupe les cheveux rebelles, les poils du nez et
normalement on brûle ceux des oreilles... mais ils n'ont pas encore trouvé
les miens ! La séance se termine par un massage du front, du
cuir chevelu, des épaules et des bras.
Il est 22h, le muezzin a déjà
rappelé les fidèles à la mosquée et nous nous installons pour déguster
le çay puis une pastèque en compagnie de trois Turcs et d'un Coréen.
La journée se termine par une bonne soirée, en savourant ce bon
moment.
Le lendemain c'est au tour
de Jade et d'Isabelle (pour les cheveux !). Titouan, lui, qui n'a
rien demandé se retrouve avec une coiffure "de guerre", genre crête
sur la tête ( il adore ) et moi je pars avec Ali acheter le poulet
car nous sommes tous invités à manger chez lui
ce soir.
Nous faisons la
connaissance de sa femme Ume et de sa fille de 8
ans Tuçe. Les enfants après s'être approchés timidement occultent
vite la barrière de la langue pour laisser place aux jeux. Ali, fier
de son jardin, nous offre concombres, menthe, figues, piments...
Nous prenons le dîner assis par terre sur la terrasse pour profiter
du peu de fraîcheur et Ume, en bonne musulmane, nous fausse
compagnie quelques instants pour se retourner vers la Mecque et
prier.
Ce sont ces rencontres simples et ces échanges qui font la
richesse du voyage. Nous sommes repartis de Pamukkale heureux en
direction de la Méditerranée tout en continuant la traversée de
l'Anatolie occidentale.