L'entrée en Turquie marque
une étape attendue. Dès les premiers kilomètres nous
baignons dans une ambiance qui nous rappelle l'Afrique du nord. Les
hommes sirotent le çay (thé) en terrasse et les quelques narguilés
qui traînent nous
plongent véritablement dans le moyen orient et ça sent bon.
L'arrivée à Istanbul nous rappelle que
les Turcs et probablement les musulmans d'une manière générale sont
d'un accueil très chaleureux. Nous ne restons pas posés plus de 2
minutes aux carrefours avec carte et boussole sans que quelqu'un
vienne nous proposer de l'aide (nous, citoyens de l'un des premiers
pays touristiques au monde, en ferions-nous autant ?). C'est au final
un taxi qui s'arrête et nous guide gracieusement jusqu'au camping
d'Istanbul.
Être au camping à
Istanbul c'est un peu comme visiter Paris et s'imprégner de
l'ambiance en posant ses valises à Dourdan sur le bord de
l'autoroute. Quand en plus il faut, le soir, combattre une armée de
moustiques, endurer le trafic stambouliote avec les enfants qui
dorment par terre dans les bus bondés et finir par une douche à
l'eau salée, ça frise le masochisme ! Nous décidons, après quand
même 3 nuits, de chercher une pension au coeur d'Istanbul... au
diable la cagnotte !
Istanbul mérite trop d'être vécue de
l'intérieur. Nous sommes sous le charme, les 9 jours que nous y
avons passés n'ont pas suffi pour nous rassasier, on en redemande
... il y a le retour, inch Allah ! Tous nos sens en éveil, nous nous
sommes nourris des vestiges de l'Empire Ottoman (Palais de Topkapi,
mosquées dont la célèbre mosquée Bleue ...), du folklore des
différents bazars et de l'atmosphère très pittoresque des vieux
quartiers d'Istanbul. Nous avons également découvert avec un brin
d'émotion patriotique le quartier d'Eyüp, sa mosquée, ses maisons
traditionnelles en bois et le café de Pierre Loti. Ce fut assez
amusant de découvrir des photos de sa résidence de Rochefort, ici à
Istanbul dans le petit musée qui lui est réservé , en savourant un
petit çay avec une vue splendide sur toute la Corne d'Or et
Istanbul.
Voilà, nous
quittons Istanbul
avec un pincement au coeur. Mais le voyage a ce côté magique qui te
rend nostalgique de quitter les endroits que tu aimes et t'excite
autant à l'idée de découvrir d'autres lieux, d'autres personnes et
de vivre de nouvelles aventures.
C'est avec émotion
que nous avons franchi le pont reliant la rive européenne et la rive
asiatique d'Istanbul. Les roues de Topette chauffent désormais le
goudron asiatique...une étape supplémentaire de franchie dans notre
voyage.
