Magnifique Cappadoce où la beauté
des paysages atteint son sommet au lever du jour ou à la tombée de
la nuit. Cette région aux formations rocheuses si étranges nous a
retenus une bonne quinzaine de jours. Occasion pour nous de nous
mettre à flot dans les écritures et de réviser la mécanique de
Topette qui affiche +7000 kms au compteur depuis notre départ de
France.
Quel plaisir de traîner en fin
d'après-midi aux terrasses des cafés des petits villages au milieu
des hommes qui sirotent le çay pendant une partie de dominos.
Chaque matin, le souffle des
montgolfières nous berce dans un demi sommeil. Quand nous arrivons à
nous extirper du lit c'est à chaque fois un spectacle fabuleux, les
yeux des enfants à eux seuls en disent long... Toute la vallée de
Göreme est sous nos yeux dans la lumière dorée du petit matin,
survolée par une dizaine de ballons.
Chaque visite, chaque randonnée
offre un nouveau terrain de jeu aux enfants. Partie de cache-cache à
Mazikoÿ, une des cités souterraines de Cappadoce, véritable gruyère
où les habitants pouvaient se réfugier jusqu'à 6 mois. Concours
d'écho dans les nombreux tunnels de la Red Valley jalonnée de
pigeonniers, un claquement de mains et nous assistons à un envol de
pigeons dans le ciel au bleu si pur. Improvisation d'une chorale
dans l'église troglodyte de "l'hospital monastery" à l'écart du
petit village d'Ortahisar. Mais le jeu le plus fascinant à leurs
yeux, c'est de pouvoir s'approprier les anciennes maisons
troglodytes. Dans la vallée d'Ihlara, ils se sont trouvé chacun une
maison communiquant par un tunnel, difficile de les faire repartir!
Un vieux monsieur et deux femmes
passent près de nous dans une de ces charrettes superbement décorées
et en quelques secondes, Jade et Titouan sont invités à y grimper,
quelle aubaine.
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La Cappadoce nous a aussi offert de
belles rencontres dont celle de Christine, Yves et leurs 3 enfants
en vacances en Turquie en camping-car. Nos enfants, ravis de trouver
des copains qui parlent la même langue, ne réapparaissaient que le
temps des repas. Titouan, trop content de pouvoir emprunter un vélo,
a gagné quelques égratignures mais ce n'était rien comparé au
plaisir procuré. Yves, prêt pour un voyage au long cours, a trouvé
auprès de nous un écho plus que favorable. C'est un peu tristes que
nous les avons laissés reprendre le chemin des écoliers, bientôt
septembre... Le Kaya camping se vide, ça sent la fin de l'été, il
fait pourtant toujours aussi chaud (30-35°). Quelques jours plus
tard, nouvelles arrivées, nouvelles rencontres, des voyageurs au
long cours eux aussi en route vers l'Inde. Belle occasion pour tout
le monde de vider les bouteilles d'alcool avant le passage de la
frontière Iranienne, vin ou chnaps suivant les nationalités.