Accueil - Itinéraire

 

  Notre Projet

 

    L'équipage

 

    Le Véhicule

 

   Carnet de route

 

   Coin Ecole-Carnet des Enfants

 

   Photos

 

   Nos coups de coeur-Nos coups de blues

 

   Nous contacter

 

 

 

 

 

Carnet de route

Pakistan - Octobre 2005 - Mission humanitaire au Cachemire

 carnet précédent << 

>> carnet suivant

 

 MISSION HUMANITAIRE

DANS LE VILLAGE DE RANGLA GRAVEMENT TOUCHE PAR LE TREMBLEMENT DE TERRE

 

Pour lire le récit plus détaillé. Cliquez ici.

En apprenant l’ampleur de la catastrophe en arrivant à Islamabad, nous avons rapidement décidé de nous rendre utiles.

Après avoir réfléchi à plusieurs possibilités, nous (4 voyageurs) sommes partis avec HELPING HANDS, une organisation Pakistanaise, pour monter un camp de base dans la province de BAGH. Ce camp doit rester plusieurs mois dans le village pour aider notamment les plus démunis.

Le voyage qui devait durer 5 à 7h (250 kms) s’est transformé en un véritable marathon de 40 h pour notre convoi composé de 6 véhicules, de 2 camions et de 36 personnes. L’orage, un accident, les routes coupées par les glissements de terrain, le trafic et le Ramadan, n’ont fait que ralentir notre progression, déjà lente, dans les magnifiques montagnes de la province du CACHEMIRE PAKISTANAIS.

En arrivant à BAGH nous avons découvert une ville dévastée et la réalité fut terrible à voir et à respirer. En traversant cette ville, nous étions devenus soudainement tous muets ! Curieusement, une fois le choc surpassé,  ce triste spectacle m’a donné de l’énergie pour venir en aide aux sinistrés.

Avec l‘aide de l’armée, le village de RANGLA fut choisi pour établir notre camp de base. Huit jours après le tremblement, ce village de 20000 à 30000 personnes n’avait toujours reçut aucune aide !

Les deux jours qui ont suivis, tout le monde s’est activé pour organiser le camp. Il fallait en priorité monter les tentes, rendre la zone médicale opérationnelle, organiser la distribution des couvertures, des vivres et créer notre propre village. Très vite, des lacunes dans le management (par manque d’expérience et de compétence pour ce genre de mission d’urgence) ont rendu les choses difficiles, démotivé les volontaires, et rendu la sécurité de notre groupe périlleuse. En effet, les villageois, impatients, sont devenus plus agressifs et l’armée a dû intervenir pour rétablir le calme.

L’armée, voyant la situation  se dégrader, a fait une demande auprès d’ ISLAMABAD pour qu’ une équipe compétente vienne en aide à HELPING HANDS. Le soir du deuxième jour, une équipe "commando" de cinq Anglais est venu prendre le contrôle des opérations. Très vite le professionnalisme de cette nouvelle équipe a motivé les villageois et les volontaires.

Le lendemain après-midi le camp fonctionnait en partie et environ mille personnes attendaient de l’aide soit matérielle soit médicale.

Nous avons pris la décision de rentrer à Islamabad car les conditions sanitaires et de sécurité étaient trop précaires.

A ce jour, HELPING HANDS continue d’approvisionner quotidiennement le village en tentes, en couvertures, et en médicaments. Des vols ont eu lieu dans les tentes de stockage et la sécurité est menacée.

Quelle frustration ! Cette mission est de toute évidence peu optimisée mais une mission  humanitaire, notamment dans des cas d’urgence, est toujours très difficile à réaliser. Même si l’argent arrive en masse la réalité sur le terrain est très compliquée.

Cette expérience fut à titre personnel très difficile par moments mais extrêmement enrichissante.

Pour lire le récit plus détaillé. Cliquez ici.

haut de page