MISSION HUMANITAIRE
DANS LE
VILLAGE DE RANGLA GRAVEMENT TOUCHE PAR LE TREMBLEMENT DE TERRE
Pour lire le récit plus détaillé. Cliquez ici.
En apprenant l’ampleur
de la catastrophe en arrivant à Islamabad, nous avons rapidement décidé de nous
rendre utiles.
Après avoir réfléchi à plusieurs
possibilités, nous (4 voyageurs) sommes partis avec HELPING HANDS, une
organisation Pakistanaise, pour monter un camp de base dans la
province de BAGH. Ce camp doit rester plusieurs mois dans le
village pour aider notamment les plus démunis.
Le voyage qui devait durer 5 à 7h (250
kms) s’est transformé en un véritable marathon de 40 h pour notre
convoi composé de 6 véhicules, de 2 camions et de 36 personnes. L’orage, un accident, les routes coupées par les glissements de
terrain, le trafic et le Ramadan, n’ont fait que ralentir notre progression, déjà lente, dans les magnifiques montagnes de la province du
CACHEMIRE PAKISTANAIS.
En arrivant à BAGH nous avons découvert
une ville dévastée et la réalité fut terrible à voir et à respirer.
En traversant cette ville, nous étions devenus soudainement tous
muets ! Curieusement, une fois le choc surpassé, ce
triste spectacle m’a donné de l’énergie pour venir en aide aux sinistrés.
Avec l‘aide de l’armée, le village de RANGLA fut choisi pour établir notre camp de base. Huit jours après
le tremblement, ce village de 20000 à 30000 personnes n’avait
toujours reçut aucune aide !
Les deux jours qui ont suivis, tout le
monde s’est activé pour organiser le camp. Il fallait en priorité monter les tentes,
rendre la zone médicale opérationnelle, organiser la distribution
des couvertures, des vivres et créer notre propre village. Très
vite, des lacunes dans le management (par manque d’expérience et de
compétence pour ce genre de mission d’urgence) ont rendu les choses
difficiles, démotivé les volontaires, et rendu la sécurité de
notre groupe périlleuse. En effet, les villageois, impatients, sont
devenus plus agressifs et l’armée a dû intervenir pour rétablir le
calme.
L’armée, voyant la situation se
dégrader, a fait une demande auprès d’ ISLAMABAD pour qu’ une équipe
compétente vienne en aide à HELPING HANDS. Le soir du deuxième jour, une équipe
"commando" de cinq Anglais est venu
prendre le contrôle des opérations. Très vite le professionnalisme
de cette nouvelle équipe a motivé les villageois et les volontaires.
Le lendemain après-midi le camp
fonctionnait en partie et environ mille personnes attendaient de l’aide soit matérielle soit médicale.
Nous avons pris la décision de rentrer à
Islamabad car les conditions sanitaires et de sécurité étaient trop
précaires.
A ce jour, HELPING HANDS continue d’approvisionner
quotidiennement le village en tentes, en couvertures, et en médicaments. Des vols ont eu lieu dans les
tentes de stockage et la sécurité est menacée.
Quelle
frustration ! Cette mission est de toute évidence peu optimisée mais une mission
humanitaire, notamment dans des cas d’urgence, est toujours très
difficile à réaliser. Même si l’argent arrive en masse la réalité
sur le terrain est très compliquée.
Cette expérience fut à titre personnel
très difficile par moments mais extrêmement enrichissante.
Pour lire le récit plus détaillé. Cliquez ici.