Jade, Titouan.
De la frontière à
Quetta
On a changé de pays, on est au
Pakistan. La monnaie, c'est des roupies. Ils sont trop beaux les
camions ici. Si j'emmène maman voir les décorations, ça
l'intéressera peut-être, ici, les camions.
On a beaucoup roulé et on a vu des
chameaux sur le bord de la route. C'était un désert de sable. On
s'est arrêté, il y avait un puits, il fallait faire attention parce
que c'était très très profond, à 400 000 kms de profondeur ! On a
mangé et nous étions repartis. On a croisé plein de camions jolis et
quand on les doublait on faisait Tut-Tut.
Quand on est arrivé dans la ville,
il y avait des voitures partout et plein de rickshaws. Les
rickshaws, c'est des petits taxis à 3 roues. Et en Inde, on en
verra aussi. Après on a garé Topette sur le parking d'un hôtel et
on y a dormi !
De Quetta à Islamabad
On a beaucoup roulé pendant
plusieurs jours. Il y avait des policiers qui nous emmenaient.
J'étais copain avec eux et je suis monté dans leur voiture.
Sur la route, il y a plein de dames
qui ont plein de colliers autour du cou. J'ai vu des petits
garçons qui étaient habillés avec des shalwar kameez. Ce sont des
grandes robes blanches et en dessous il y a un pantalon. C'est
la région du coton et des zébus et des buffles. Le coton ça pousse
dans des champs. Ca fait une tige, au bout de la tige, il y a une
boule, la boule s'ouvre et dans la boule il y a du coton.
J'en ai marre d'aller dans des villes
parce que les camions ils n'arrêtent pas de klaxonner et moi ça
m'énerve. C'est papa je trouve qui klaxonne !
Islamabad
On est dans un camping. Il y a eu
un tremblement de terre et on est allé rassurer papé et nané et
papinou et maminou parce qu'ils l'avaient vu à la télé. Moi, je m'en
suis aperçu un petit peu parce que j'ai senti que Topette bougeait.
Papa est parti aider les gens qui n'ont plus de maisons parce
que le tremblement de terre a cassé leur maison. Il va mettre des
tentes.
Ici on a un copain et on fait des
chapatis. On fait une boule de pâte, après on aplatit avec un
rouleau, on fait un escargot, on ré-aplatit avec le rouleau et après
on met sur le feu. Au Pakistan, c'est ce qui sert de pain. On
joue avec lui et on joue à lui soulever son vêtement pour voir son
petit bidou. Il est Pakistanais. Parfois on lui parle en français,
en anglais ou avec les mains.
On a fait des ballons avec Robert et
Dave. On fait avec une pompe et ça les fait tout droit. On peut même
les faire croiser et on fait des fleurs, des chiens, des chapeaux.
Nous avons joué avec Aurélie et Sébastien, c'était des Français,
mais ils sont partis.
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