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Carnet de route

Népal - Mai 2006 - Moment inoubliable

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En  route vers la frontière indienne, nous effectuons une pause  de quelques jours dans les  parcs nationaux de Chitwan et Bardia. La saison ne se prête pas à l’observation des animaux. En effet la mousson qui pointe son nez a rendu l’herbe très haute et les points d’eau sont nombreux. Nous avons donc peu de chance de voir des tigres, des léopards ou des ours qui n’ont plus besoin de se déplacer pour boire.

 

Pourtant dès le lendemain de notre arrivée, alors que nous prenons notre petit déjeuner autour d’une table fleurie par les enfants à l’occasion de la fête des mères, les enfants s’échappent à toute allure. Ils viennent d'apercevoir un éléphant. Une demi-heure s’écoule et, tout excités, ils reviennent nous chercher pour aller voir trois éléphants qui se baignent dans la rivière.

Après un petit moment d’observation de cette amusante toilette, un cornac (celui qui dirige et s’occupe du pachyderme) nous invite à monter dessus. Sans hésitation, nous voilà  dans la rivière grimpés sur l’éléphant. Il nous propose sa trompe comme marche pied et ses oreilles en guise de poignée. Une fois perchés sur le dos du mastodonte les festivités commencent. Le premier jet d’eau envoyé adroitement par la trompe nous fait hurler de rire. Rapidement,  on en redemande ! Et ils sont joueurs ces gros doudous au poil tout dru. Ils se couchent dans l’eau en douceur et basculent adroitement, sans nous laisser une seule chance de rester sur leur dos. Une fois les premières craintes envolées, les enfants (petits et grands) remontent sur le dos de la bête pour plonger !

Séance de gommage avec une pierre, notre éléphant se laisse faire avec visiblement beaucoup de plaisir. Quelle sensation extraordinaire d’avoir cette masse de 3 tonnes plaquée contre nous. Nous vivons un instant magique.

Après de tels moments, on ne peut qu’admettre que le voyage a cette vertu d’offrir des moments aussi inattendus qu’inoubliables.

 

Dans une « maternité » pour éléphants, nous nous laissons attendrir par un petit nouveau de 11 jours, sa maladresse le ferait presque marcher sur sa trompe. Les plus vaillants nous tendent leur trompe pour une poignée de main ou tenter de nous voler notre parapluie. On pourrait rester des heures à les observer.

 

A Bardia, nous découvrons la culture tharu. Cette ethnie  vit dans de simples mais jolies maisons en pisé au toit de chaume où des formes d’animaux sont moulées sur les murs.  4 ou 5 générations se côtoient, les hommes peuvent avoir plusieurs femmes, c’est ainsi qu’une seule maison abrite parfois plus de 50 personnes ! La gentillesse remarquable des gens nous permet de pénétrer à l’intérieur. Plus que sommaires, ces conditions de vie, nous renvoient, à nouveau, plusieurs décennies en arrière.   

 

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