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Carnet de route

Kirghizstan - Mai 2007 - Un joli bivouac qui se mérite

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En quittant Bichkek, nous nous faisons arrêter pour excès de vitesse, un comble avec un Topette qui ne dépasse pas les 90 Kms/h ! Les routes ici sont truffées de radars. Le gendarme nous réclame 50 Som soit 1€, c'est raisonnable mais comme il n'y a aucun panneau de limitation de vitesse, difficile de savoir si nous sommes vraiment en infraction.

Nous retrouvons les montagnes et... la pluie. Sur une route qui s'annonçait spectaculaire, ça commence à devenir très énervant. En arrivant dans la vallée de Talas nos repérons un très joli bivouac mais le chemin est boueux. Nous tentons quand même le coup et ... perdu ! Topette est enlisé et en reculant pour venir nous tracter, Obélix (le camion des Duduch) pourtant 4x4, se bloque une roue sous une pierre! Et la pluie reprend de plus belle juste à ce moment là ! Mais voyons plutôt le côté positif des choses, très rapidement, 4 hommes viennent nous proposer de l'aide. Vincent arrive à sortir Obélix du bourbier après avoir retiré l'énorme pierre à l'aide d'une barre à mine et un des 4 Kirghizes tire Topette par l'arrière avec un camion du chantier voisin. Comme il en faut un peu plus pour décourager Benoît, il retente un passage en force avec succès. Installés au bord du torrent avec des chevaux comme voisins, il ne nous reste plus qu'à espérer que la pluie va cesser pour pouvoir sortir d'ici.

Après une bonne nuit, le soleil est de retour. Tout le monde enfile ses chaussures de marche et en route pour les crêtes. Des hommes et des femmes plantent des pommes de terre, une des femmes vient timidement nous parler, elle a de bonnes notions d'anglais et nous invite à aller manger le mouton demain avec tous les voisins.

Le lendemain, nous sommes reçus comme des invités d'honneur, on nous installe dans la maisonnette en pisé autour d'une table basse garnie de yaourt, kurut (boulettes de fromage séché) et borsoks (beignets non sucrés). Mais ce n'est qu'un en-cas, dehors la grand-mère surveille la cuisson du beshbarmak, larges nouilles plates et viande de mouton mijotées dans un bouillon, le repas de fête par excellence. Dans la marmite, pas une seule partie du mouton n'a été oubliée, tout y est, panse, tripes, tête... Malheureusement, quand les plats TRES copieux arrivent sur la table, il n'y a pas beaucoup d'amateurs. Nous essayons quand même de faire honneur aux plats mais nos hôtes, voyant que nous ne terminerons jamais, nous imposent d'en mettre un peu dans un sac plastique pour repartir avec ! Toute la famille se montre adorable, le bébé de 11 mois, à la bouille toute ronde, se laisse maintenant approcher et nous terminons cet agréable moment par une série de photos que nous leur posterons.

 

Nous quittons notre beau bivouac près des champs de coquelicots par temps sec cette fois-ci mais la route comporte quelques beaux trous et nous avons la désagréable surprise de constater que deux lames de ressort sont cassées. Nous réparerons à Och avant de passer la frontière Ouzbèque.

 

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