Accueil - Itinéraire

 

  Notre Projet

 

    L'équipage

 

    Le Véhicule

 

   Carnet de route

 

   Coin Ecole-Carnet des Enfants

 

   Photos

 

   Nos coups de coeur-Nos coups de blues

 

   Nous contacter

 

 

 

 

 

Carnet de route

Inde - Avril 2006 - Remontée vers le Népal

  carnet précédent <<

>> carnet suivant

 

Nous entamons la longue traversée sud-nord de l’Inde pour rejoindre le Népal à 2700 kms. Nous nous arrêtons quand nous sommes fatigués, cela nous fait parfois bivouaquer dans des endroits où jamais un touriste ne passe, la curiosité des Indiens se fait alors plus pesante mais toujours bienveillante, parfois un peu trop. C’est ainsi qu’un soir, 2 voitures d’hommes armés, habillés en civil, nous ont fait une belle frayeur. Après quelques minutes de scénario catastrophe, c’est avec soulagement que nous avons compris que ce n’était que la police qui tenait absolument à nous emmener dans un endroit plus agréable et plus convenable pour des étrangers !

 

Le 1er avril, les enfants s’occupent une bonne partie du trajet à confectionner des poissons d’avril et dans la bourgade où nous nous arrêtons déjeuner, nous lançons une nouvelle mode… Quand nous repassons devant la gargote où nous avons mangé, le poisson que Titouan avait perdu est accroché dans le dos du serveur !

Les enfants s’adaptent aux épices et leur plat favori du moment est le dhal (soupe de lentilles) accompagné de riz ou de chapatis. Est-ce réellement le goût ou plutôt le plaisir de manger avec les mains, « à l’indienne », qui les attirent, on ne sait pas trop. En tous cas, on ne s’en plaint pas, comme c’est LE plat national, on en trouve partout.

 

Nous traversons la campagne indienne, les maisons sont joliment décorées, avec un style et des couleurs différentes suivant les régions. Mais toutes ces maisons sont très sommaires, sans eau ni électricité et nous laissent deviner des conditions de vie difficiles. 

En étant ici depuis plusieurs mois, on s’habitue à la pauvreté, parfois on ne la voit plus et pourtant…..Il ne faut pas oublier que 70% de la population Indienne vit en dessous du seuil de pauvreté. Les travaux dans les champs et sur les routes sont assurés par les femmes principalement ou parfois par la famille entière qui se déplace au gré des chantiers et des saisons. Dans ce cas, inutile de dire que les enfants ne sont pas scolarisés. Leur salaire quotidien varie entre 20 et 50 roupies par jour soit entre 0,40€ et 1€ selon qu’il s’agisse d’un enfant, d’une femme ou d’un homme.

 

Suivant les régions, l’état des routes est très irrégulier et cela s’explique par la corruption omniprésente. L’épaisseur de goudron d’une route est proportionnelle au degré de corruption des décideurs de la région.

C’est ainsi que nous foulons des routes qui ressemblent plutôt à des champs de mines où notre moyenne est proche des 20km/h pour passer ensuite sur des quatre voies dignes de l’ A10. Là on s’emballe, le compteur affiche 90 et soudain un tracteur, un camion ou un bus arrive a contresens, mais ça peut aussi être une vache ou un troupeau de chèvres qui traverse. Alors, tu piles et tu te remémores qu’en Inde la règle d’or c’est « shanti-shanti » (doucement-doucement).

 

Dans le sud de l’Inde, l’état du réseau routier étant plutôt bon notre avancée vers le Népal s’annonce bien, nous décidons donc de couper le voyage par la visite de 2 parcs nationaux pour tenter de voir des tigres. Que dalle, la malchance est en nous ! Dans le Parc de Bandhavgarh nous ne  rencontrons pas une personne qui n’en ait pas vus, la plus déçue d’entre nous reste Isabelle. Ce sont les enfants qui lui remontent le moral et qui disent « ce n’est pas si grave » !

 

Dans la plaine du Gange, nous passons 2 – 3 jours difficiles à supporter les 40 à 45° à l’intérieur du camion mais les enfants, toujours aussi résistants, trouvent encore l’énergie de courir. Les nuits sont bienvenues pour récupérer un peu et trouver de la fraîcheur. Sauf notre dernière nuit avant la frontière, chaleur, invasion de moustiques (très malins) et singes sur le toit …

Après 11 jours de route, c’est fatigués mais satisfaits de ne pas avoir eu le moindre pépin, que nous arrivons à la frontière Népalaise. Les jeux et les chants aidant, les enfants se sont bien comportés pendant la route même s’ils ont souvent exprimé leur ras le bol.

 

carnet précédent << 

haut de page

>> carnet suivant