A Mandu, nous
avons retrouvé nos amis Autrichiens, Ursula et Martin, avec qui nous
avons traversé le désert du Balouchistan. On se raconte nos
histoires de voyage, nos aventures et on se refile les bons tuyaux.

Nous découvrons, ici, un havre de
paix, perché sur un plateau rocheux entouré de gorges larges et
profondes et cerclé d’une immense forteresse. Nous mettons la main
sur deux vélos indiens pour sillonner la campagne environnante. Les
enfants assis sur le porte bagages, Jade en amazone, "à l’Indienne"
comme elle dit, nous visitons les ruines des mosquées, palais et
mausolées d’architecture afghane et nous nous laissons guider par
les rencontres et les arrêts chez les paysans.

Aujourd’hui, le
village s’anime, c’est le jour du marché. Des hommes, des femmes
arrivent de la campagne environnante pour vendre quelques fruits et
légumes, mais il y a aussi les vendeurs d’épices, de bracelets, de
barrettes…
Nous nous
installons dans un dhaba (gargotte indienne) devant un chaï et
quelques pakoras pour admirer la diversité des couleurs et tout
simplement savourer l’instant présent.
Encore
plus au sud, les grottes d’Ellora, classées au patrimoine mondial,
ne nous font pas regretter le détour. Sur 2 kms, 34 grottes,
taillées dans la roche pendant cinq siècles, abritent des monastères
bouddhistes, des temples Jaïns et Hindous témoignant d’une grande
tolérance religieuse.
Les enfants sont
ravis d’arpenter la colline à la recherche de "maisons des dieux"
cachées et nous, nous restons admiratifs devant le détail des
sculptures.
Toujours
plus au sud, nous arrivons à Panchgani où nous retrouvons Mike et
Manu, deux frères Autrichiens rencontrés au Pakistan. Ils viennent
en Inde tous les ans depuis 6 ans pour faire du parapente.. Ici,
cinq plateaux entourent un lac, l’endroit est naturellement beau et
nous avons trouvé le premier camping depuis que nous sommes en Inde.
La vue est
splendide, on mange des fraises (les meilleures du pays !), cette
station climatique pour les touristes Indiens est paisible et encore
une fois on se poserait bien plusieurs semaines… mais le temps passe
et nous sommes obligés de penser à notre visa qui n’est pas
éternel !
Nous sommes venus
ici pour le parapente et j’ai pu faire un baptême. J’ai ainsi
réalisé un vieux rêve : voler sans moteur. Sensations
exceptionnelles de liberté ! Vous l’avez compris, pour nous, les
rêves sont faits pour être vécus !
Un peu plus à
l’Ouest vers l’océan indien (ça sent bon la baignade !), nous
dénichons, grâce à Mike, Harnaé, un petit port de pêche.
5 mois sans voir
la mer ce n’est pas dans nos habitudes, alors dans Topette,
l’équipage se réjouit et les enfants reprennent en chantant "on est
arrivé à la mer, on est arrivé à la mer, on est arr…… !!!"
Le bain est fort
apprécié sur une plage immense et déserte mais le spectacle est sur
une autre plage. Harnaé nous offre un spectacle digne des meilleurs
reportages de Thalassa. A 16h, tous les jours, a lieu un gigantesque
marché aux poissons. Les bateaux de pêche en provenance du large
restent dans la baie et sont déchargés par des pirogues à
balancier. Le poisson est ensuite ramené sur la plage par des hommes
et des femmes transportant des corbeilles en feuilles de palmier,
sur la tête ou au bout de bambous en équilibre sur l’épaule. Les
vaches, les pieds dans la mer, remontent dans leurs charrettes les
plus belles prises : requins, raies…. Tous ces fruits de la mer,
posés à même le sable, donnent lieu à un spectaculaire marché avec
plusieurs milliers de personnes qui vendent, achètent, cassent la
glace ou préparent les crevettes sous le regard émerveillé de quatre
Français qui ont l’impression de venir d’une autre planète. Quand un
tel spectacle a lieu sous la douce lumière du coucher de soleil, le
moment devient magique, inoubliable. UNIQUE !