Après la plage, nous voici partis dans
les terres vers le parc de Plitvice, 16 lacs aux eaux turquoises au
milieu d'une immense forêt. C'est tellement beau que l'on se
croirait presque dans un décor artificiel. Nous parcourons le parc
en long, en large et en travers, les enfants suivent (merci aux
histoires de Cendrillon et Heïdi qui font oublier à Jade et Titouan
que parfois ça monte!).Je ne me lasse pas d'admirer le paysage,
lacs, cascades, forêt, eau couleur caraïbes. Nous bivouaquons près
d'un hameau que j'ai surnommé "le village de Heïdi", les
maisons en bois sont toutes mignonnettes. Nous n'avons pas
regretté la proximité du hameau le jour ou Topette nous a fait la
bonne blague de rester enlisé. Benoît a sorti tout le matériel:
pelle, plaques de désensablement et s'est mis au travail pendant que
je tentais de rassurer les enfants alors que je pensais tout bas,
"dans quelle galère sommes-nous? " Après plusieurs tentatives
infructueuses, Benoît décide de partir à la recherche d'un tracteur
dans le hameau (papier et crayon en main pour se faire comprendre
par des dessins). A ce moment précis, notre sauveur arrive en 4x4.
Le chauffeur Croate ne parle pas un mot d'anglais mais ce n'est pas
difficile de lui faire comprendre ce qui nous arrive. Une corde, des
noeuds solides et le tour est joué. Nous sommes contents et notre
Croate repart une bouteille de chinon sous le bras.
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Nous avons aimé flâner dans le quartier du vieux Zagreb à
l'architecture austro-hongroise. A Zagreb, il nous fallait décider
quelle route nous allions prendre pour rejoindre la Bulgarie. Via la
Hongrie et la Roumanie ou via la Serbie en passant par des régions
pas totalement déminées. Nous avons opté pour la Serbie en ne nous
éloignant pas des grands axes routiers. Nous avons traversé des
villages très marqués par la guerre, maisons abandonnées et maisons
recouvertes d'impacts de balles. Impossible de ne pas penser à
toutes ses vies humaines perdues, ses familles brisées. Quel gâchis.
Nous avons traversé la Serbie en 1 journée et c'était bien
suffisant. A la frontière, impossible de changer la monnaie Croate
en monnaie Serbe. Dans tous les bureaux de change, les guichetiers
relèvent à peine la tête et me disent de retourner en Croatie...
Plus loin, sur une station d'autoroute, il n'y a plus de diesel et
notre jauge est dans le rouge. L'autoroute en mauvais état s'avère
très chère, 20€ pour 80 kms! Et quand Benoît s'arrête pour resserrer
un boulon du rétroviseur un Serbe vient vers lui non pas pour lui
proposer de l'aide comme je le pensais mais pour lui taxer sa clef!
C'est sans regret que nous avons franchi la frontière Bulgare !
Isabelle.